Les concessions dans une relation

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Accepter de faire des concessions – une question de personnalité

Contrairement à l’idée très répandue que les femmes sont plus enclines à accepter les compromis, la faculté à faire des concessions n’est pas une question de sexe mais de personnalité. En réalité, la réussite d’un couple dépendra avant tout de l’équilibre entre le besoin de contrôler et la flexibilité de chacun des deux partenaires. Si, par exemple, un des partenaires affiche un comportement dominant plus marqué, la meilleure chance de réussite de la relation viendra d’un partenaire montrant davantage de souplesse ou de volonté à s’adapter. Prenez le temps d’examiner la répartition des caractères dans votre couple. Déterminez lequel d’entre vous a une personnalité plus dominante et lequel est plus à même de s’adapter. Seule la prise de conscience de cette répartition des rôles vous permettra de travailler efficacement sur les concessions et sera salutaire aux deux parties, en permettant d’éviter d’inutiles frustrations.


Toutes les divergences d’opinion ne se règlent pas par un compromis

Tout d’abord, définissez clairement l’enjeu. Après tout, toutes les divergences d’opinion n’ont pas besoin d’être réglées par un compromis. Particulièrement dans les situations de la vie quotidienne, il existe un risque assez grand que les partenaires concernés s’épuisent à débattre de problèmes relativement peu importants. EXEMPLE : S’il s’agit du choix du restaurant ou de savoir qui s’occupe du cadeau de la belle-mère, il est recommandé de renoncer en toute connaissance de cause. Mieux vaut garder votre énergie pour régler des problèmes vraiment importants pour votre relation.


Les luttes de pouvoir n’ont pas leur place

Quand des sujets fondamentalement importants sont en jeux, les compromis sont alors indispensables. Pour une relation harmonieuse à long terme, il est crucial de trouver le juste équilibre entre faire des compromis et insister pour imposer ses idées. Seulement : analysez toujours le sujet principal avec objectivité. Demandez-vous dans quelle mesure avoir gain de cause est important dans la situation présente. Sinon, cela aboutira vite à une situation de rapport de force, dans laquelle chaque partie sera déterminée à avoir raison. EXEMPLE : Supposez que votre partenaire refuse catégoriquement de vous accompagner à la soirée d’anniversaire de votre meilleur(e) ami(e). Quoi qu’il (elle) en pense, vous estimez que votre présence à tous les deux est indispensable. Restez objectif dans votre argumentation ! Les emportements émotionnels tels que « Si tu m’aimais vraiment, tu viendrais avec moi ! » vont envenimer inutilement la discussion, tournant la situation en démonstration de force, ce qui dans ce cas, est totalement inutile.


Il faut pouvoir vivre avec ses compromis

En revanche, restez sur vos positions quand il s’agit de régler des problèmes indispensables à votre bien-être dans le couple. Un compromis qui ne vous satisfait pas ne sera pas viable à long terme. Il faut pouvoir vivre avec ses compromis. Mais ne perdez pas de vue que ceci s’applique, bien sûr, aux deux partenaires. Si vous voulez que votre partenaire accepte vos limites, et qu’il renonce là où vous ne voulez pas céder, à l’inverse vous devez également accorder à votre partenaire de respecter ses propres limites – aussi incompréhensibles soient-elles pour vous. EXEMPLE : Vous n’aimez pas votre belle-mère et découvrez chaque trait de caractère déplaisant l’un après l’autre ? Dans ce cas, votre partenaire et vous-même devez trouver un compromis qui vous satisfasse tous les deux : par égard pour lui/elle, vous vous montrerez agréable avec sa mère. Vous ne pouvez pas raisonnablement envisager que votre partenaire rompe totalement le contact avec elle. Cependant, en retour, vous pouvez sûrement négocier de ne pas rencontrer votre déplaisante belle-mère plus que de nécessaire – vous n’êtes peut-être pas obligé(e) d’être présent(e) à tous les déjeuners dominicaux…


Reparlez de vos compromis à bon escient

De temps en temps, il peut s’avérer utile pour votre partenaire et vous-même de reparler de vive voix des concessions déjà réalisées. Tout d’abord, cela permet de revenir sur le chemin que chacun a parcouru pour réussir votre relation, et ainsi de mettre en valeur la réelle importance de ce à quoi vous avez renoncé. D’autre part, la volonté de faire des concessions est également une marque de respect à l’égard de votre partenaire. Avoir conscience du respect que chacun a pour l’autre est essentiel pour l’harmonie du couple et permet aux deux partenaires d’apprécier mutuellement la qualité de leur relation. EXEMPLE : Une fois n’est pas coutume, vous discutez avec votre partenaire de votre prochaine destination de vacances. A la place des habituels « mer, sable et soleil », il/elle préfèrerait parcourir la Suède en vélo et avec une tente. Négociez alors en toute simplicité. Par égard pour lui/elle, vous céderez sur le choix de la destination pour l’été et accepterez de partir à l’aventure. Au cours de la conversation, exprimez-lui clairement que vous serez ravi(e) de faire cette concession pour lui faire plaisir, si en échange il/elle accepte de passer quelques jours avec vous en Sardaigne à l’automne.


Abordez les problèmes sans attendre

De temps en temps, faites une pause et rediscutez des fondements de votre relation. Parfois, de petits grains de sable laissés de côté par inattention peuvent tout à coup devenir la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Prenez alors le temps de réfléchir à votre relation, pour savoir si les concessions que vous avez faites vous satisfont et si chacun s’y retrouve. Si vous avez l’impression d’être plus prévenant vis-à-vis de votre partenaire qu’il/elle ne l’est par rapport à vous, choisissez le bon moment pour le lui dire – et n’attendez pas que la goutte d’eau ait fait déborder le vase. Il se peut alors que vous ne parveniez plus à critiquer un simple aspect de la personnalité de votre partenaire, mais lui/elle en tant que personne dans sa globalité, ce qui le/la laissera dans l’incompréhension la plus totale. EXEMPLE : Imaginez que votre partenaire joue au tennis trois fois par semaine. Au fond, depuis le départ vous désapprouvez le fait qu’il passe autant de temps sur un court de tennis. Mais ne dissimulez pas votre contrariété trop longtemps, même si vous êtes perçu(e) comme une personne intolérante et possessive. Demandez-lui simplement si vous pouvez l’accompagner une fois par semaine à son sport – ainsi il/elle pourra s’adonner à son hobby et vous pourrez passer plus de temps ensemble par la même occasion.

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